Break'Ursule - Préparer les examens ou rédiger un travail dans un environnement favorable, en logeant dans une communauté de cinq sœurs ursulines, en partageant la prière et les repas avec elles. Vous souhaitez expérimenter une manière de suivre le Christ aujourd'hui? Tout en gardant votre activité professionnelle ou estudiantine, venez partager notre vie de communauté. Les Ursulines présentent près de 400 ans de patrimoine religieux. Découvrez un véritable trésor. Les sœurs de Ste-Ursule sont en Afrique. Leur message annuel nous fait partager un quotidien peu monotone.
Inciter à toute sorte de vertus

A Genève, Sr Béatrice va à la rencontre de tout-un-chacun

Inciter à toute sorte de vertus, c'est chaque fois que…

  • quelqu'un t'accueille avec tes questions, tes réponses…
  • quelqu'un t'accepte comme tu es avec tes qualités, tes faiblesses…
  • quelqu'un t'amène à toi, à Dieu si tu le veux bien…
  • quelqu'un t'accompagne sur un bout de route que tu continueras en sachant que l'Amour est aussi pour toi

À méditer

Une réflexion de Isabelle Wienand, professeur de philosophie.

Fleur

Sr Josiane est animatrice à Formule Jeunes, secteur de l'Eglise catholique de Fribourg au service des jeunes

Sœur Josiane avec les jeunes

Le texte d'Evangile qui éclaire et guide ma mission d'animatrice auprès des jeunes, est celui des Disciples d'Emmaüs (Luc 24, 13-35). Les deux disciples quittent Jérusalem et rentrent chez eux, brisés par la mort du Christ. Ils partagent entre eux leur déception, leur découragement lorsqu'ils sont rejoints par un compagnon de route qu'ils ne reconnaissent pas: Jésus. Ce dernier les questionne, les écoute exprimer leur tristesse et leur doute. Puis, Il s'exprime. Sa parole est une parole de proximité, de consolation, d'encouragement qui permet aux deux disciples de retrouver confiance en eux, en Dieu avant de repartir sur la route pour témoigner de la Résurrection du Christ.

Ma présence auprès des jeunes, je la conçois comme cette proposition de Jésus aux Disciples d'Emmaüs: faire route avec eux, les écouter, les questionner, les consoler, les inviter à rejoindre la source de la Vie qui coule au fond d'eux-mêmes. Et puis, les laisser repartir.

«Va, Je t'envoie!» Cette mission d'accompagner les jeunes, reçue du Christ et de la Congrégation, est belle. Quelle joie, lorsqu'un jeune se remet debout et s'en va le cœur libéré d'un fardeau! Cependant, elle n'est pas toujours facile. Elle est exigeante, dépouillante et suppose de ma part un ressourcement continuel auprès du Christ dans la prière et la vie communautaire pour oser rejoindre les jeunes et frapper à la porte de leur cœur.


 

Sr Dominique va à la rencontre des jeunes du Tchad

La pastorale des jeunes, bien implantée ici au Tchad, et particulièrement dans le diocèse de Pala, commence à porter ses fruits. Les jeunes ont soif de plus de justice, ils s’engagent pour un monde meilleur et un mieux-être, un mieux-vivre pour eux -mêmes et leur entourage.

Ces jeunes, je les accueille depuis plusieurs années au Centre Nicodème, un espace favorable pour les élèves du lycée pour approfondir leur savoir et élargir leurs intérêts personnels et communautaires. A présent, plusieurs d’entre eux cherchent un appui, une aide  pour bien vivre leur situation propre et celle des autres. Ils m’ont demandé de les accompagner dans leur cheminement d’ouverture et de respect pour l’autre. Tout est encore bien fragile. Pourtant, voici un épisode émouvant de solidarité. Un jeune vient de m’appeler auprès d’un grand malade du sida. Celui-ci venait tout juste de fêter ses 20 ans. J’ai essayé de l’assister, de l’accompagner, de l’encourager  et de le fortifier dans la confiance. Arrivé aux derniers jours de la  vie il me dit : «Je n’ai pas peur de mourir car, à travers nos entretiens, j’ai compris que Jésus est le chemin et je veux marcher avec LUI ». Le lendemain, il est allé marcher pour toujours  dans la lumière de Dieu. Le Seigneur a fait en lui des merveilles : j’en suis témoin.

L’accompagnement des jeunes filles était cher à Mère Anne, notre fondatrice, et il continue à l’être pour nous. J’accompagne quelques lycéennes qui habitent au foyer des filles pendant l’année scolaire et dont certaines semblent percevoir un appel de Dieu pour une vocation religieuse. Mais qu’est-ce que cela veut dire pour elles ? Elles ne savent pas comment s’y prendre, comment en parler, comment informer les parents. Souvent, je propose de les accompagner auprès de leurs parents et je constate que dialoguer en famille est un apprentissage difficile. Savoir que chaque être humain a le droit de cheminer et de devenir responsable de sa façon d’avancer dans la vie, n’est pas évident.

Comme les premières compagnes de Mère Anne l’ont fait, j’accompagne ces filles pour les aider à affronter le combat de la vie tout en assurant une formation qui vise un enracinement profond dans le Christ.